Le certificat médical est-il obligatoire ?

 

 

Si vous êtes un "joggeur du dimanche" ou un amateur des longueurs en piscine pour le plaisir, personne ne vous réclamera un quelconque justificatif.

 

En revanche, dès qu'il s'agit de compétition, les choses sont différentes.

Pour obtenir une licence ou avoir le droit de s'aligner sur une course à pied ou à vélo, il faut nécessairement présenter un certificat de non contre-indication à la pratique sportive, délivré par un médecin. Cette visite médicale est obligatoire pour éviter tous risques.

C'est la loi, qui a fixé les règles concernant l'organisation des activités physiques et sportives. Elle stipule que "la participation aux compétitions organisées par chacune des fédérations est subordonnée à la présentation d'une licence portant attestation de la délivrance d'un certificat médical de non contre-indication à la pratique de la discipline concernée, ou pour les non-licenciés à la présentation de ce seul certificat médical pour les épreuves qui leur sont ouvertes".

Tout médecin est habilité à rédiger ce type de document : votre médecin généraliste, un médecin du sport (le plus compétent en la matière pour vous orienter vers tel ou tel sport en fonction de vos capacités), voire un médecin du travail...

Chaque année, si vous souhaitez  renouveler votre licence, il faudra vous plier à un examen.

Le médecin vous remettra une attestation de soins pour que  vous soyez remboursé.
Si vous allez le voir uniquement pour le certificat, il peut aussi, s'il est complaisant, faire passer cette visite comme une visite "classique" pour que le montant de la consultation soit pris en charge.

Mais sachez que rien ne l'y oblige.

Une consultation sérieuse comporte plusieurs étapes.

Préalablement, le médecin vous posera des questions concernant vos antécédents médicaux et chirurgicaux, ainsi que les éventuelles maladies de votre famille. Il discutera aussi avec vous de votre pratique sportive passée : avez-vous ressenti des douleurs à certaines occasions ? Avez-vous connu des problèmes d'entorses, de fractures... ?  
Le médecin s'attache à détecter d'éventuels symptômes à l'effort comme un essoufflement, une douleur à la poitrine, au cœur... qui peuvent intervenir dès que, par exemple, vous montez un escalier.

Autres interrogations : Etes-vous à jour dans vos vaccinations ? Avez-vous récemment effectué des analyses de sang ou des radiographies ?

Une fois cette discussion terminée, le médecin passe à l'examen clinique. Il va vous mesurer et vous peser pour détecter un éventuel surpoids. Place ensuite à la vérification de l'acuité visuelle et sonore.
L'un des éléments les plus importants de la visite est l'auscultation du cœur. Généralement, le médecin vous demandera de réaliser 30 flexions en 45 secondes (c'est ce que l'on nomme le test de Ruffier). A l'issue de cet exercice, il contrôlera immédiatement votre fréquence cardiaque et votre pouls (qu'il reprendra aussi après une minute de repos pour voir si votre cœur régit bien à l'effort, s'il ne s'emballe pas).
La tension artérielle est également mesurée pour détecter une éventuelle hypotension (préjudiciable pour la pratique de sport où on reste debout longtemps) ou hypertension (les sports intensifs et "violents" sont à déconseiller, privilégier l'endurance).
Le médecin portera une attention particulière à votre appareil respiratoire en vue de déceler de l'asthme.

Autres étapes du bilan de santé : l'auscultation des articulations des chevilles, genoux ou épaules ; la palpation des tendons (notamment le tendon d'Achille, fortement sollicité dans de nombreux sports) et de la colonne vertébrale (des cervicales aux lombaires).

Des examens spécifiques peuvent être effectués en fonction du sport pratiqué : examen des oreilles par exemple si vous êtes un amateur de sports nautiques (natation, plongée...) ou de sports d'altitude (parachutisme, parapente, alpinisme...) ; examen des dents (pour les sports de combat : boxe, taekwondo)...

Selon les résultats des premiers tests cardiaques, articulaires... le médecin peut aussi ordonner des examens complémentaires, comme un électrocardiogramme ou un bilan radiologique

Si, à l'issue du contrôle médical, le patient s'avère apte à pratiquer son sport, le médecin rédige, en toute liberté de conscience, non pas un certificat d'aptitude, mais un certificat de non-contre-indication (CNCI en langage médical) à la pratique d'une activité en particulier. Voici la forme que doit prendre votre certificat.
"Je, soussigné, docteur ..., certifie, au terme de mon examen, que M. ... ne présente à ce jour aucune contre-indication médicale apparente à la pratique du ... en compétition." Date, signature, cachet professionnel.

Les termes "en compétition" sont essentiels. Si vous présentez aux organisateurs d'une course à pied un certificat sans cette mention, vous risquez de ne pouvoir vous inscrire.

Le document doit mentionner un (ou deux) sport en particulier. Il ne peut être valable pour tous les sports.

Le médecin engage sa responsabilité sur la délivrance de ce document. Ce n'est donc pas un examen à prendre à la lègère.

 

Référence  INTERNAUTE SPORTS

 

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